samedi 18 novembre 2017

S'éloigner du tumulte

Quand le bruit que je porte à l'intérieur de moi est trop fort, mes pas m'amènent souvent à cet endroit du Val d'Anniviers ou le silence qui y règne 
calme ce tumulte parfois obsédant que l'on peut avoir en soi. Et l'écoute d'une interview d'Ella Maillart ce matin n'est pas étranger à mon évasion à Chandolin.

Maintenant que je commence à trouver les réponses, les questions changent. Ce perpétuel questionnement fait qu'il faut plonger en soi pour trouver d'autres réponses, et ce petit banc au Bâ de la St Jean est propice à ce genre de recherche. 

"Dans une archive de 1986, elle explique ce qu'elle a appris de cet enseignement. Il faut l'écouter expliquer la différence entre le petit "je", celui qui varie en fonction des idées, des sentiments, des caprices de l'âge, et le "je" permanent, qui ne s'identifie ni aux passions ni aux idées, et qui est le seul témoin fiable, le sésame qui permet d'accéder à la plénitude."
 à 27.30 mn. du reportage.



Une visite au chalet d'Ella Maillart me fait toujours voyager bien plus loin que Chandolin.

La clochette que l'on entend dans cette autre émission sur Ella Maillart.




Le voilà ce petit banc propice à la réflexion... ou je me remémore les paroles entendues ce matin.

"Qui suis je? Si vous ne savez pas qui vous êtes, vous ne comprenez pas d’ou viennent les questions. Si vous avez des lunettes bleus, vous verrez tout en bleu. Si vous avez des lunettes roses, vous verrez tout en rose. 
Selon ce que vous croyez  que vous êtes, vous allez déformer ce que vous voyez d’après vos croyances alors qu’il faut avant tout savoir ce que vous êtes. 

Il faut la présence de quelqu’un qui EST ce qu’il dit. 
La différence entre quelqu’un qui raconte quelque chose qu’il a compris intellectuellement et quelqu’un qui EST ce qu’il dit fait toute la différence.


Il faut devenir ce que l’on comprend pour que ça passe du plan de l’intellect sur le plan de l’essence fondamentale de l’être. "


mardi 14 novembre 2017

Blanc en haut, coloré en bas...

Après les 25 cm de neige tombée ce week-end à Zinal, le contraste est saisissant lors 
d'une escapade en plaine. 
Le soleil est généreusement de la partie et les couleurs automnales sont encore bien la, contrastant avec ma petite ballade bien blanche de ce matin sur les bords de la Navizence. 


Les vignes ont encore de belles couleurs au soleil couchant et un parchet, enveloppé de filets, attend son heure de récolte pour en faire un vin surmaturé qui fera 
le plaisir des connaisseurs...et des autres aussi ! 

Un dernier coup d'oeil à la silhouette de Tourbillon et la chaleur du couchant avant de remonter dans la blancheur et la froidure de Zinal.














lundi 13 novembre 2017

Coup de vent à Villeneuve

A mon arrivée à Villeneuve, ciel couvert et peu de vent, et pourtant le feu annonçait un avis de tempête, avec ses 90 scintillements par minute. Puis la houle est arrivée, comme si un tremblement de terre sous-marin au large avait secoué le Léman.

Les ondes de plus en plus fortes venaient se fracasser sur les rochers et une trouée dans le ciel fit apparaitre un arc-en-ciel et s'illuminer le Château de Chillon et son coteau automnal.

 Le Lac prit ses couleurs turquoises, les feuilles des arbres commencèrent à virevolter dans tout les sens, finissant de donner un air squelettique à leurs géniteurs.

Les nuages et la pluie finirent par recouvrir complétement le bleu Léman et la nuit tomba en même temps, trouée par l'éclat orangé du feu d'avis de tempête.

Le coup de vent est là !









Impressionant de voir le coup de vent arriver au galop en soulevant 
l'eau du lac dans un tourbillon d'écume.









vendredi 10 novembre 2017

Le peintre est passé à Zinal

 Il est arrivé sur la pointe des pieds, enveloppé de son manteau de brume et de nuages bas et s'est faufilé dans le silence de la nuit, entre les mélèzes et les maisons, pour saupoudrer de blanc toutes les couleurs de l'automne qui nous réchauffaient encore un peu en cet fin de saison.

Puis il nous a laissé dans le brouillard un jour ou deux, histoire de bien faire prendre ce blanc et de retarder le plaisir de découvrir le nouveau paysage qui nous accompagnera jusqu'au printemps. 

Et à l'aube du troisième jour, le soleil s'est mis de la partie pour nous dévoiler le magnifique travail du peintre Hiver.










vendredi 3 novembre 2017

Derborence

Certainement les dernières couleurs d'automne à Derborence avant le coup de pinceau de Mr. Hiver qui devrait venir repeindre tout ça en blanc ce week-end... 


 On y accède en suivant une petite route parsemée de tunnels -les deux petits trous que l'on voit au milieu de la photo- et les couleurs de l'automne contrastant avec les gris de la roche environnante donne une ambiance magique à l'approche de Derborence.
Pas le même décors que lors de ma dernière visite
Bonne promenade !